Villeurbanne s'engage pour une restauration de qualité et durable

Villeurbanne s'engage pour une restauration de qualité et durable

Dans le cadre de la démarche "mon restau responsable", Villeurbanne se promet d'atteindre les 12 critères fixés par Nicolas Hulot. Le terrain de ce grand défi ? La cuisine centrale de la Ville.

Cette cuisine, gérée par la mairie directement et non confiée à une entreprise, produit environ 7 500 repas par jour. Elle promet de modifier sa production pour qu'elle devienne plus bio et de faire appel à plus de producteurs locaux.  "Une démarche globale qui prend à partir de 12 critères dont la production, la consommation, les déchets, l'accompagnement de la formation. Ce qui nous permet d'avoir un référentiel pour nous évaluer, savoir sur quoi mieux progresser", a expliqué Damien Berthilier, adjoint au maire à l'Education et aux universités.

 

L'objectif politique fixé par la Ville est "la qualité et pas la rentabilité". Pour l'adjoint, il est important "d'avoir des personnes qualifiées, qui vont travailler à partir de produits bruts, qui connaissent les producteurs et qui vont faire en sorte de former sur place et non pas dans une industrie plus loin. On connaîtra le produit et on le maîtrisera."

 

La production de la cuisine centrale est destinée pour la plus grande partie à la restauration scolaire, même si elle sert en toute petite partie les personnes âgées et les agents de la Ville.

 

Cette nouvelle démarche écolo plaît particulièrement aux enfants. "Les enfants sur les déchets, ce sont les premiers à nous tirer en avant, de dire "attention il faut composter", "attention là où est ce qu'on jette les choses". On voit que les enfants vont tirer toute la société d'une certaine manière. Quand ils vont apprendre à manger de la viande végétale, ils vont le soir peut être demander à leurs parents de leur faire la même chose et c'est ça qui est intéressant dans cette démarche, c'est de travailler sur l'école mais derrière que ce rôle éducatif aille sur l'ensemble de la société", s'est enthousiasmé Damien Berthilier.

 

Avec ce nouveau raisonnement de repas scolaire, les tarifs de la cantine n'augmentent pas spécialement, puisque le prix reste compris entre 50 centimes et 5€. De plus, "pour certain cas de personnes très en difficulté on peut faire même des annulations de dettes qui font qu'on a de la gratuité pour un certain nombre de familles précarisées (…) notre objectif, c'est que la qualité soit accessible à tous".